lundi 28 novembre 2011

Ma madeleine de Proust à moi

Ma madeleine de Proust à moi, elle prend la forme d'un chemin traversant les bois, et qui mène à un petit bijou d'architecture au bord de l'eau. Un chemin parcouru cent fois, mille fois, et rêvé de cent mille façons dans mon imagination : tantôt ma demeure de marquise de 8 ans, tantôt le repaire d'un brigand gentleman, qui le décor idéal d'un roman que j'allais sûrement écrire un jour, qui le décor de mon mariage, un jour. 



Quel plaisir de retrouver ce lieu, même sous la pluie. C'est paisible, silencieux - hormis le petit bruit de la pluie donne envie aux coccinelles de s'embrasser. Je me suis souvenue - je n'avais pas oublié, non, mais c'était comme enfoui - je me suis souvenue à quelle point j'aimais ces vieilles demeures, comment je me plaisais à analyser les lignes de l'architecture pour en deviner l'origine et l'époque, comment je m'imprégnais de leur aura pour imaginer les vies passées en présentes en leur sein. 

Comme mon métier me manque !



Cette petite page nostalgique achevée, je vous parle maintenant de mon dada du moment : le tricot. Est-ce l'hiver qui arrive qui me donne un rythme effréné dans le maniement des aiguilles ? Va savoir ! Me voici vêtue chaudement du pull OWLS qui m'a permis d'améliorer mon anglais (certes, je n'en ferai pas une conversation, des abréviations de tricot), et d'apprendre enfin à faire des torsades. Vous savez quoi ? J'adore ça !

J'avais très envie de broder des yeux à mes chouettes, mais Monsieur avait peur que ça fasse un peu trop... vu que maintenant, il sait monter des mailles et tricoter du point mousse (oui, vous avez bien lu), je prends son avis au sérieux... et laisse mes chouettes aveugles.

mardi 15 novembre 2011

"Ma p'tite dame"

L'autre jour, en faisant mon marché de dentelle dans une boutique dédiée à Nantes, laissant traîner mes oreilles, je surprends cette phrase : "ah, mais voyez-vous, ma p'tite dame, on ne fait plus d'aussi belles choses aujourd'hui".

Stupeur.

Je lève la tête, et je débusque la mamie qui a prononcé la phrase qui tue. Certes, on ne fait plus les mêmes choses, mais des plus moches, ça reste à voir ! Je me mêle de la conversation qui me regarde quand même un peu, non mais. Je tente une approche cordiale (facile, j'ai les mains pleines de rubans !) : "et vous, Madame, vous faites du crochet ou de la dentelle ?". Et la mamie d'embrayer sur le napperon, toute contente de partager ses souvenirs avec moi (j'adore !!!), bien qu'à son grand regret, elle n'ait jamais crocheté un centimètre de dentelle. Moi non plus, ok, mais j'ai envie de lui dire qu'aujourd'hui il y a toujours des gens qui essaie modestement de faire de jolies choses... tiens, par exemple, hier encore, je crochetais une trousse ma bonne dame !
Trousse Mia, crochetée et doublée de tissu japonais

Une petit demi-heure plus tard, Mamie quittait la boutique avec ma carte dans les mains, et la ferme intention de se connecter à internet chez Claude pour voir comment diable j'ai pu utiliser un napperon dans un vêtement. 

Et moi, je garde un souvenir amusé de cette rencontre qui a quadruplé mon envie de me remettre à la machine, et de vous présenter des créations, qui, à défaut d'être nombreuses, feront je l'espère le bonheur de certaines avec Noël qui approche !

Trousse Origami en coton et laine, brodée de perles rocaille


Je tente donc l'aventure de la boutique en ligne en solo, j'y ai apporté beaucoup de soin, mais vos avis m'intéressent ! Qu'aimeriez-vous y trouver de plus ? Ou de moins ?

Je remercie Melann pour la bannière, et vous invite chez elle aussi, tant qu'à faire... Melann, le "Rose-Gorge" est maintenant ma mascotte, je viens de recevoir de petites étiquettes toutes pimpantes que je vais coller partouuuuuut !






Et béééé, ça faisait longtemps que je n'avais pas écrit autant. Faudrait songer à faire ça plus souvent.